Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/171

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


environnée de feu & accompagnée d’un vent qui sort des cavités de la terre, ou jointe à un vent comprimé dans les souterrains, comme l’explique Posidonius dans son huitième livre. Il y en a de différentes espèces. Les uns causent les tremblements de terre, les autres les gouffres, ceux-ci des inflammations, ceux-là des bouillonnements.

Voici comme ils conçoivent l’arrangement du monde. Ils mettent la terre au milieu, & la font servir de centre ; ensuite ils donnent à l’eau, qui est de forme sphérique, le même centre qu’a la terre ; de sorte que celle-ci se trouve être placée dans l’eau ; après ce dernier élément, vient l’air qui l’environne comme une sphère. Ils posent dans le ciel cinq cercles, dont le premier est le cercle arctique qu’on voit toujours ; le second, le tropique d’été ; le troisième, le cercle équinoxial ; le quatrième, le tropique d’hiver ; le cinquième, le cercle antarctique, qu’on n’aperçoit pas. On appelle ces cercles Prallèles parce qu’ils sont décrits autour du même pôle. Le zodiaque est un cercle oblique, qui, pour ainsi dire, traverse les cercles parallèles. La terre est aussi partagée en cinq zones : en zone septentrionale au-delà du cercle arctique, inhabitable par la froidure ; en zone tempérée ; en zone torride, ainsi nommée à cause de sa chaleur,