Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/170

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de la même manière qu’un objet vû dans un miroir. Les comètes, tant celles qui sont chevelues, que les autres qui ressemblent à des torches, sont des feux produits par un air épais, qui s’élève jusqu’à la sphère de l’éther. L’étoile volante est un feu rassemblé, qui s’enflamme dans l’air, & qui, étant emporté sort rapidement, paraît à l’imagination avoir une certaine longueur. La pluie se forme des nuées, qui se convertissent en eau lorsque l’humidité, élevée de la terre, ou de la mer par la force du soleil, ne trouve pas à être employée à d’autres effets. La pluie, condensée par le froid, se ressoude en gelée blanche. La grêle est une nuée compacte, rompue par le vent ; la neige, une nuée compacte qui se change en une matière humide. dit Posidonius dans son huitième livre du Système Physique. L’éclair est une inflammation des nuées, qui s’entrechoquent & se déchirent par la violence du vent, dit Zénon dans son livre de l'Univers. Le tonnerre est un bruit, causé par les nuées qui se heurtent & se fracassent. La foudre est une forte & subite inflammation, qui tombe avec impétuosité sur la terre par le choc, ou la rupture des nuées, & selon d’autres, un amas d’air enflammé & rudement poussé sur la terre. L’ouragan est une sorte de foudre, qui s’élance avec une sorte extrême, ou un assemblage de vapeurs embrasées, & détachées d’une nuée qui se brise. Le tourbillon est une nuéee