Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/188

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Discours, De la Fin, De l’Honnête, Des Actions, De la Science, De la Royauté, De l’Amitié, Des Repas, Un ouvrage sur ce que la vertu des hommes & dés femmes est la même. UN autre, sur ce que le sage doit s’appliquer à enseigner. Un autre de Discours, intitulés Chries. Deux livres de l’Usage. De la Volupté. Des Choses propres. Des Choses ambigües. De la Dialectique. Des Modes du Discours. Des Prédicamens. Voilà ses œuvres.

Il mourut de cette maniere. Ayant la gencive enflée & pourrie, les médecins lui prescrivirent une abstinance de toute nourriture pendant deux jours ; de qui lui procura un si grand soulagement, que les médecins, étant revenus au bout de ce tems-là, lui permirent de vivre comme à son ordinaire. Il refusa de suivre leur avis, sous prétexte qu’il avait déjà fourni toute sa carriere ; de sorte qu’il mourut volontairement d’inanition au même âge que Zénon, disent quelques-uns, & après avoir pris dix-neuf ans les leçons de ce philosophe : voice des vers de notre façon à son sujet.

J’admire la conduite de Cléanthe ; mais je loue encore plus la mort, qui, voyant ce veillard accablé, d’années, trancha le fil de ses jour, & voulut que celui, qui avait tant puisé d’eau dans cette vie, se reposât dans l’autre.