Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/197

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des Tablettes, n’en ont point fait usage, pas même Polemon, ni Hypsicrate, ni Antigone ; mais c’est une fiction de Chrysippe. Dans son livre de la République il ne se déclare pas contre les mariages entre pere & fille, entre mere & fils ; il ne les approuve pas moins ouvertement dès le commencement de son traité sur les Choses qui ne sont point préferables par elles-mêmes. Dans son troisieme livre du Droit, ouvrage d’environ mille versets, il veut qu’on mange les corps morts. On allegue encore contre lui ce qu’il avance dans le deuxieme livre de son ouvrage sur les biens & l’abondance, où il examine comment & pourquoi le sage doit chercher son profit : que si c’est pour la vie même, il est indifférent de quelle maniere il vive ; que si c’est pour la volupté, il n’importe pas qu’il en jouisse ou non ; que si c’est pour la vert, elle lui suffit seule pour le rendre heureux. Il traite du dernier ridicule les gains que l’on fait, soit en recevant des présens de la main des princes, parce qu’ils obligent à ramper devant eux, soit en obtenant des bienfaits de ses amis, parce qu’ils changent l’amitié en commerce d’intérêt, soit en recueillant du fruit de la sagesse, parce qu’elle devient mercenaire. Tels sotn les points contre lesquels on se recrie.

Mais comme les ouvrages de Chrysippe sont fort célebres, j’ai cru en devori placer ici le catalogue, en les rangeant suivant leurs différentes