Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/210

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qui commence par ces mots : N’offenses personne. Sosicrate, dans ses Successions, dit que Pythagore, interrogé par Léonte, Tyran de Phliasie, qui il étoit, lui répondit : Je susi Philosophe, & qu’il ajouta que la vie ressemblait aux solemnités des Jeux publics où s’assembloient diverses sortes de personnes, les uns pour disputer le prix, les autres pour y commercer, d’autres pour être spectateur & pour réformer leurs mœurs, en quoi ils sont les plus louables ; qu’il en est de même de la vie ; que ceux-ci naissent pour être esclaves de la gloire, ceux-là des richesses qu’ils convoitent, & d’autres, qui, n’ayant d’ardeur que pour la vérité, embrassent la Philosphie. Ainsi parle Sosicrae ; mais dans les trois opuscules dont nous avons fait mention, ce propos est attribué à Pythagore, comme l’ayant dit en général. Il desapprouvait les prieres que l’on adressoit aux Dieux pour soi-même en particulier, à cause de l’ignorance oz l’on est de ce qui est utile. Il appelle l’yvresse un Mal caus. à l’esprit. Il blâmoit tout excès, & disoit qu’il ne faut ni excéder dans le travail, passer les bornes dnas les alimens. Quant à l’amour, il en permettoit l’usage en hyver, le défendoit absolument en été, & consentoit qu’on s’y livrât, mais fort peu, en automne & au printems. Néanmoins il s’expliquoit sur le tout qu’il n’y avoit aucune saison dans laquelle cette passion ne fût nuisible à la santé,