Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/209

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je ne souffrirai pas qu’on méprise cette science. On attribue trois ouvrages à ce Philosophe, un de l’Institution, un de la Politique, & un de la Physique ; mais ce qu’on lui donne, appartient à Lysis de Tarente, Philosophe Pythagoricien, qui, s’étant réfugié à Thebes, fut précepteur d’Epaminondas. Heralide, fils de Sérapion, dit dans l’Abrégé de Sotion que Pythagore composa premiérement un Poëme sur l’Univers ; ensuite un Discours des Mysteres, qui commence par ces mots : Jeunes gens, respectez en silence ces choses saintes ; en troisieme lieu un Traité sur l’Ame ; en quatrieme lieu sur la Pieté ; en cinquieme lieu un autre qui a pour titre, Helothale, pere d’Epicharme de Co ; en sixieme lieu un ouvrage, intitulé Crotone, & d’autres. Quant au Discours mystique, on le donne à Hippasus, qui le composa exprès pour décrire Pythagore. IL y a encore plusieurs ouvrages d’Aston de Crotone, qui ont couru sous le nom du meme Philosophe. Aristoxene assûre que Pythagore est redevable de la plûpart de ses dogmes de Morale à Thémistoclée, Prêtresse de Delphes. Ion de Chio, dans ses Triagmes[1], dit qu’ayant fait un Poëme, il l’attribua à Orphée. On veut aussi qu’il soit l’auteur d’un ouvrage, intitulé Considerations, &

  1. Ouvrage, ainsi nommé de ce que la sujet, sur lequel il roule, est de prouver que toutes choses sont composées de trois. Menage