Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/238

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EMPEDOCLE.




EMpedocle d’Agrigente fut fils de Meton, & petit-fils d’Empedocle. C’eſt le ſentiment d’Hippobote & celui de Timée, qui, dans le quinzieme livre de ſes Histoires, dépeint Empedocle, ayel du Poête, comme de leur opinion, & Héraclide, dans ſon traité des Maladie, la confirme en aſſûrant que le grand-pere d’Empedocle deſcendoit de famille noble, & qu’il entretenoit des chevaux pour ſon ſervice. Eratoſthene, dans ſes Victoires Olympiques ajoute à toutes ces particularités que le pere de Meton remporta le prix dans la LXXI. Olympiade, en quoi il s’appuye du témoignage d’Arſtote. Apollodore le Grammairien, dans ſes Chroniques, eſt de l’avis de ceux qui font Empedocle fils de Meton. Glaucus rapporte qu’il ſe rendit chez les Thuriens lorsque cette Colonie ne venoit que d’être fondée. Ce même Auteur ramarque plus bas que ceux, qui racontent qu’il s’enfuit de ſa patrie, & que s’étant réfugié chez les Syracuſains, Il porta avec eux les armes contre le peuple d’Athenes, ne prennant pas garde aux époques : « car, dit-il, ou il devoit être mort en ce tems là, ou fort avancé en âge ; ce qui n’eſt nullement