Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/283

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PARMENIDE.


PArmenide, fils de Pyrithus & natif d’Elée, fut diſciple de Xénophane, quoique Théophraste, dans ſon Abrégé, le faſſe diſciple d’Anaximandre. Cependant, bien qu’il ait eu Xénophane pour Maître, au-lieu de l’avoir ſuivi, il ſe lia avec Aminias, enſuite avec Diochete, lequel, dit Sotion, étoit Pythagoricien & pauvre ; mais fort honnête homme. Auſſi fut-ce pour ces raiſons que Parmenide s’attache plus à lui qu’à tout autre, juſque-là qu’il lui éleva une Chapelle après ſa nort. Parmenide, également noble & riche, dut aux ſoins d’Aminias, & non aux inſtructions de Xénophane, le bonheur d’avoir acquis la tranquillité d’eſprit.

On tient de lui ce ſystême que la terre eſt ronde, & ſituée au centre du monde. Il croyoit qu’il y a deux élemens, le feu & la terre, dont le premier a la qualité d’ouvrier, & le ſecond lui ſert de matîère ; que l’homme a eté premiérement formé par le ſoleil, qui eſt lui-même compoſé de froid & de chaud ; qualités dont l’aſſemblage conſtitues l’eſſence de tous les êtres. Selon ce Philoſophe, l’ame & l’eſrit ne font qu’une même choſe, comme le rapporte Théophraſte dans ſes livres de Phyſique, où il détaille les