Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/286

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MELISSE.


MEliſſe de Samos & fils d’Ithagene, fut auditeur de Parmenide. Il eut auſſi des entretiens ſur la Philosophie avec Héraclite, qui le recommanda aux Ephéſiens dont il étoit inconnu, de même qu’Hippocrate recommanda Démocrite aux Abdéritains. Ce fut un homme orné de vertus civiles, par conſéquent fort chéri & eſtimé de ſes concitoyens. Devenu Amiral, il ſe consuiſit dnas cet emploi de maniere à faire paroître encore plus la vertu qui lui étoit naturelle.

Il ſuppoſoit l’Univers infini, immuable, immobile, unique, ſemblable à lui-même, & dont tous les eſpaces ſont remplis. Il n’admettoit point de mouvement réel, n’y en ayant d’autre qu’un apparent & imaginaire. Par rapport aux Dieux, il étoit d’avis qu’il n’en faut rien définir, parce qu’on ne les connoît point aſſez pour expliquer leurs eſſence.

Apollodore dit qu’il floriſſoit vers la LXXXIV. Olympiade.