Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/35

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appelait l’amour de l’argent la Métropole de tous les maux. Un dissipateur mangeait des olives dans une taverne, Diogène lui dit, Si tu avais toujours dîné ainsi, tu ne souperais pas de même. Il appelait les hommes vertueux les Images des Dieux ; et l’amour, l’Occupation de ceux qui n’ont rien à faire. On lui demandait quelle était la condition la plus misérable de la vie : il répondit que c’était celle d’être vieux et pauvre. Un autre lui demanda quelle était celle de toutes les bêtes qui mordait le plus dangereusement : C’est, dit- il, le calomniateur parmi les bêtes sauvages, et le flatteur parmi les animaux domestiques. Une autre fois voyant deux Centaures qui étaient fort mal représentés, Lequel, dit-il, est le plus mauvais ? Il disait qu'un discours, fait pour plaire, était un filet enduit de miel ; et que le ventre est, comme le gouffre de Charybde, l’abîme des biens de la vie. Ayant appris qu’un nommé Didyme avait été pris en adultère, Il est digne, dit-il, d’être pendu de la manière la plus honteuse. " Pourquoi, lui dit-on, l’or est-il si pâle ? " C’est, répondit-il, parce que beaucoup de gens cherchent à s’en emparer. Sur ce qu’il vit une femme qui était portée dans une litière, il dit qu’il faudrait une autre cage pour un animal si farouche. Une autre fois il vit un esclave fugitif qui était sur un puits, et lui dit, Jeune homme, prends garde de tomber. Voyant dans un bain un jeune garçon qui