Page:Diogène Laërce - Vies - tome 2.djvu/411

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


qui les ſéparent & les éloignent en même tems l'une de l'autre. Elle peut ſe former auſſi par une briſement qui la rompt en diverſes parties, qui viennent à ſe fixer par leur aſſemblage. La rondeur de ſa circonférence vient de ce que ſes extrémités ſe fondent de toutes parts pendant qu'elle ſe fixe, & de ce que ſes parties ſont également preſſés par l'eau, ou par l'air qui les environne.

On peut ſuppoſer que la neige ſe forme par le moyen d'une eau ſubtile qui découle des nuées par des ouvertures qui lui ſont proportionnées, jointe à une preſſion des nuées qui ſont diſpoſées à produire cette eau & au vent qui la diſperſe. Ensuite coulant de cette mamiere, elle ſe fixe par le grand froid qu'elle rencontre au bas des nues; ou bien cette congélation ſe fait dans des nuées qui ſont également peu condenſées, & qui par leur colliſion froiſſent ces parties les unes contre les autres auſſi bien qu'avec celles d'eau qui s'y trouvent jointes, & qui, en les éloignant, produiſent la grêle; effet qui arrive principalement dans l'air. Cet aſſemblage de parties, qui forment la neige peut auſſi provenir de froiſſement de quelques nuées qui ont acquis un certain dégré de congélation, quoique d'ailleurs la neige puiſſe ſe faire de plus d'une autre maniere.

La roſée vient d'un concours de parties de