Page:Dionne - Le Parler populaire des Canadiens français, 1909.djvu/27

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latinité. Du Cange lui donne un sens juridique : abotum, abotamentum.
À bonne heure, loc. adv.
De bonne heure. Ex. Viens donc aussi à bonne heure que tu pourras.
Abord, n. m.
— Grande réunion d’individus arrivant tous ensemble au même lieu.
— Moment, court espace de temps. Ex. Il commence à tonner, ce ne sera qu’un abord.
Abord (d’) que, loc.
Puisque : Ex. D’abord que tu le veux, je me rends.
Abordade, n. m.
Abordage.
Aborder, v. a.
— Approcher. Ex. Aborde ici que je te parle.
— Heurter par accident. Ex. Sa voiture a abordé la mienne au coin de la rue Couillard.
Abouler, v. n.
— Aboutir, finir. Ex. Aboule et finissons-en.
— Payer une dette. Ex. Je vais le presser tellement qu’il finira par abouler.
About, n. m.
— Extrémité d’un terrain confinant au terrain d’un autre, dans le sens de la longueur.
— Planche de labour à l’extrémité d’un champ.
Autrefois le mot habout signifiait fonds de terre abandonné à un créancier et désigné par ses tenants et aboutissants, dans la coutume de Lille.
Abouter, v. a.
— Joindre par le bout deux choses susceptibles d’être adaptées l’une à l’autre.
— Confiner. Ex. Ma terre aboute à celle de Mathieu.
— Faire un about.
— Disposer une planche de labour à l’extrémité d’un champ.
Aboutir, v. n.
— Finir. Ex. Aboutis donc, tu retardes mon ouvrage.
— Réussir. Ex. Cette affaire a abouti heureusement.