Page:Dionne - Le Parler populaire des Canadiens français, 1909.djvu/83

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— Béret d’universitaire.

— II lui manque un bardeau, il a l’esprit faible.

Bardi-barda, loc. adv.

V. Berdi-barda.

Bardoiser, v. a. — Couvrir de bardeaux.

Bardoller, v. a.

Couvrir de bardeaux, dans le langage des Acadiens.

Barène, n. f.

Marelle, jeu consistant à sauter à cloche-pied dans un rectangle tracé sur le sol et partagé en diverses cases, en poussant d’une case dans l’autre une pierre, un palet.

Barer, v. a.

Donner. Ex. Veux-tu me barer quinze centins pour mon porte-monnaie ?

Bargagner, v. n. — Commercer, trafiquer.

Bargagneux, n. et adj. — Qui se livre à toute espèce de négoces.

Bargaine, n. m.

Marché. Ex. Je viens de faire un beau bargaine. Bargaigne, vieux mot français, signifiait commerce, marché. On trouve bargaïnne.

Bargainer, v. a. et n.

— Commercer, trafiquer, faire du bargaine en général.

— Echanger. Ex. Veux-tu bargainer ta montre avec la mienne ?

Bargou, n. m. — Gruau.

Barguigner, v. n.

— Hésiter, se décider difficilement. Ex. Il n’y a pas à barguigner, il faut que tu me remettes l’argent que je t’ai prêté.

— Marchander. Moi j’achète sans barguigner.

Bar-keeper, kîpeur, (m. a.) — Cabaretier.

Barlan, n. m.

Brelan. Ex. Jouons ce soir au barlan de pommes.

Barley, n. m.

Orge mondé ou perlé. Ex. Ce pain est fait de barley.