Page:Documents diplomatiques - Affaires des Nouvelles-Hébrides et des îles Sous-le-Vent de Tahiti, 1887.djvu/14

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l’indépendance réciproque fies îles désignées ci-dessus et de l’île de Tahiti et dépendances étant posée en principe.

Les soussignés, Ministre Plénipotentiaire de S. M. le Roi des Français près la Cour de Londres et le principal Secrétaire d’État pour les Affaires étrangères de S. M. Britannique, munis des pouvoirs nécessaires, déclarent, en conséquence, par les présentes, que leursdites Majestés prennent réciproquement cet engagement.

En foi de quoi, les soussignés ont signé la présente Déclaration et y ont fait apposer le sceau de leurs armes.

Fait double à Londres, le 19 juin de l’an de grâce 1847

Signé : Jarnac.

Palmerston.




N° 2.

Le Marquis d’Harcourt, Ambassadeur de la République française à Londres,

au Comte de Derby, Secrétaire d’État pour les Affaires étrangères à Londres.

Londres, le 15 janvier 1878.

Monsieur le Comte, il s’est établi entre l’île de la Nouvelle-Calédonie et le groupe des Nouvelles-Hébrides des rapports d’ordre commercial qui se sont rapidement développés en raison de leur voisinage et qui présentent pour la prospérité de notre établissement colonial une importance considérable considérable.

Mon Gouvernement, qui attache beaucoup de prix à ce que ces relations continuent sur le même pied, se préoccupe, dans une certaine mesure, d’un mouvement d’opinion qui se serait produit en Australie dans ces derniers temps. Les journaux de ce pays auraient dénoncé l’intention qu’ils attribuent à la France, de réunir les Nouvelles-Hébrides à ses possessions et demanderaient qu’afin de prévenir cette