Page:Doin - Trois pièces comiques propres à être jouées dans les collèges, maisons d'éducation, 1871.djvu/20

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Bois-sec

Oui, mes amis, je suis bon, j’aime mes ouvriers. Mais je veux qu’ils se conduisent en hommes ! Ceci est une échaffourée que je vous pardonne !… Voyez comme vous êtes vêtus ?… Voilà où conduisent les mauvais penchants !… Revenez donc au chantier, je vais vous donner une avance pour vous acheter des vêtements ; vos camarades vous reverront avec plaisir ; mais, j’espère que vous allez me faire la promesse solennelle de ne plus recommencer une semblable vie et de travailler avec courage comme deux bons ouvriers.


Ensemble (avec une explosion comique)

Oui ! Oui ! Patron ! Nous le jurons !


Bois-sec

Bien, mes amis, je compte sur vous, et rappeliez vous toujours que l’oisiveté est la mère de tous les vices ; elle vous entraîne d’abord à l’ivrognerie, enfin, la paresse a conduit plus d’un homme où ?… à l’échafaud !… Allons, assez de remontrances, j’ai votre promesse, venez avec moi, et demain, mon chantier comptera deux bons ouvriers de plus et tout ira bien.


Ensemble, (Joyeux, ils sautent et gambadent)

Vive ! Vive ! notre Patron ! Notre excellent Patron, — arrivez, père Mélange, la police, toute la boutique, venez partager notre joie !


Scène (dernière.)


Les précédents. Mélange, les 4 constables, garçon, à peine sont ils arrivés que le chœur se chante (voix forte.)



CHŒUR FINAL.
Air : Ah ! le bel oiseau, Maman.

Livrons nous à la gaité
Répétons tous à la ronde
Que toujours douce amitié
Soit avec nous de moitié.


Lagouèpe (au public)

En applaudissant ce soir
Lagouèpe privé du trésor,
Messieurs, nous avons l’espoir
Que nous vous verrons encor.

Reprise du chœur.