Page:Dolomieu - Mémoire sur les tremblemens de terre de la Calabre.djvu/56

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pas une deſtruction totale. Sur toutes ces montagnes, les secouſses ne furent ni auſſi violentes, ni auſſi inſtantanées ; les mouvemens n’en furent ni auſſi prompts, ni auſſi irreguliers ; il n’y eut pas les mêmes soubresauts.

Regio, & les lieux circonvoiſins, furent rendus inhabitables, mais non point rasés. Ce ne fut même pas cette première secouſse qui les endomageat le plus.

Sur le revers des Apenins, dans la partie de l’Eſt, le tremblement de terre du 5. Fevrier fut vivement reſsenti, toutes les Villes souffrirent plus ou moins, quelques planchers tomberent, les clochers & pluſieurs Eglises s’écroulerent, les maiſons furent lezardées, mais tres peu furent totalement renverſées. Peu de perſonnes y perirent.

Partout ailleurs que dans la plaine, le tremblement de terre fut précédé de quelques legéres oſcillations & d’un bruit ſouterrain, que tous conviennent avoir entendu venir de la partie du Sud Oueſt.

Les tremblemens de terre qui ſuivirent la fatale époque du 5. Fevrier, quoique vivement reſſentis dans la plaine, n’y apporterent plus aucuns domages. Il ne reſtoit plus aucune maiſon a abattre. Le terrein s’étoit conſolidé, en prenant des talus & une denſité operée par le taſsement. Toutes les pentes avoient étendu leurs baſes. Ce fut donc envain que la terre continua a ſe mouvoir dans cette malheureuſe contrée ; elle ne prit plus de part aux ſuites de cette funeſte tragédie.

La ſecouſse , qui arriva pendant la nuit du 5.
Fevrier,