Page:Doucet - Moïse Joessin, 1918.djvu/13

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pas longue. Joessin affirma que sa santé était de première classe et qu’il était prêt à en donner des preuves tout de suite ; lorsqu’il travaillait à la journée il ne pouvait se battre sur le temps du patron, mais qu’en cette heure il travaillait à la pièce, et que, en fin de compte, pièce pour pièce, il lui allait aussi bien de poser des pièces à Marga que de tailler une pièce de bordée de bateau.

Grenier, sans peur et sans reproche, tint sa parole et sa place sur le plançon de chêne, bien que, affirmait-il, il serait bien utile de se faire frotter le dos, entendu qu’il avait une foutue démangeaison, — démangeaison de se battre.

Joessin et Marga ne perdirent pas grand temps : le premier roula sous l’autre et pendant un quart d’heure on le crut mort. Grenier souriait.

Pierre et José Lasette vinrent séparer les combattants. Quelle ne fut pas la surprise de tout le monde ?