Page:Doucet - Moïse Joessin, 1918.djvu/33

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
— 31 —

d’être froissé et de s’exciter, en se pressant, lança avec une feinte précipitation, un morceau de beurre dans la face de Joessin qui se leva en s’essuyant du revers de sa manche, et dit : ton beurre est jaune comme un orangiste, je le trouve fade et rance comme ta farce ; je veux te rendre le change ! puis il reprit en anglais : my own butter is not yellow, but black for eyes.

Mon beurre à moi est noir pour les yeux, et sa main s’abattit avec vigueur dans la face de l’homme, et les chandelles que celui-ci vit étaient jaunes et blanches, et au nombre de trente-six.

Le bal ne faisait que commencer :

L’homme aux lunettes bleues se saisit du sabre qui reposait dans un coin, mais, il n’eut pas le temps ni la peine de s’en servir, la chaise de Joessin poussée par les deux montants du dossier s’écrapoutit sur l’homme au sabre et aux lunettes.

L’homme qui ne portait rien était un lutteur renommée du nom de Corner, John Corner, il s’emparait assez adroitement de notre Moïse, et