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ÉPITAPHE

Ci-git Joessin, de la Pinière,
Qui dort en son dernier repos.
N’insultez pas à sa poussière,
Elle frémirait sur ses os.

Et son vieux corps, hargneux et digne,
De sa main, qui tant étouffa
De gargotons, vous ferait signe
Vers la « vallée à Josephat. »

Ce serait pour faire comprendre
Qu’il vous espère et vous attend.
Le jour que renaîtra sa cendre,
À l’heure du grand jugement.

C’est qu’il ne connut pas la crainte,
Le brave, durant son vivant ;
Il ne proférait pas de plaintes,
Dans sa misère, aux quatre vents.