Page:Doucet - Moïse Joessin, 1918.djvu/54

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Quoi ? C’est pas trop mal, il m’semble,
Quand j’prends rien, j’pense à toi pareil.
Des fois j’ai faim, qu’j’en tremble
Et j’sens venir le grand sommeil.

Seigneur, p’t-être ben que j’suis indigne,
Il vaudrait mieux dormir encor.
J’entends un’voix qui m’fait signe…
Dieu, j’vous aimerai jusqu’à ma mort !



Et cette voix-là, beaucoup croient l’entendre : c’est celle aussi du tempérament. Une énergie indomptable traversait son être, et s’il fut parvenu à un degré élevé d’instruction et d’influence avancée, quel rôle n’aurait-il pas joué, lui qui ne demandait qu’à travailler et à lutter ? Cet homme, doué de tant de force morale et physique, se serait élevé au grade de commandant bien choisi.

Ce qui prouve à mon sens, que la grandeur d’une nation se résume dans la grandeur et le nombre réunis de ses sujets ; et les sujets sont