Page:Doyle - La Grande Ombre.djvu/185

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Nous courûmes de tous côtés rassembler nos effets, et déjeuner.

Moins d’une heure après, nous étions en marche, laissant derrière nous pour toujours Ath et le Dender.

Il n’y avait pas un moment à perdre, car les Prussiens n’avaient donné à Wellington aucunes nouvelles de ce qui se passait, et bien qu’il se fût élancé de Bruxelles aux premières rumeurs de l’événement, comme un bon chien de garde sort de son chenil, c’était difficile de supposer qu’il pourrait arriver assez à temps pour porter secours aux Prussiens.

C’était une belle et chaude matinée, et pendant que la brigade marchait sur la large chaussée belge, la poussière s’en élevait comme eût fait la fumée d’une batterie.

Je puis vous dire que nous bénîmes celui qui avait planté les peupliers sur les bords, car leur ombre valait mieux pour nous que de la boisson.

À travers champs, à gauche comme à droite, il y avait d’autres routes, l’une tout près de la nôtre, l’autre à un mille ou plus.