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DE SHERLOCK HOLMES

dance par voie de presse. Au caractère et au papier, je reconnais le Daily Telegraph. Pas de dates, mais l’ordre des communications se reconstitue de lui-même. Voici apparemment le début : Pensais avoir plus tôt de vos nouvelles. Conditions acceptées. Écrivez à l’adresse donnée sur carte. — Pierrot. Puis : Trop compliqué par lettre. Me faut rapport complet. Paiement contre remise marchandise. — Pierrot. Puis encore : Temps presse. Obligé retirer offres si affaire pas conclue. Donnez rendez-vous par lettre, confirmerai par journal. — Pierrot. Enfin : Lundi soir après neuf heures. Deux petits coups. Serons seuls. Ne soyez pas si méfiant. Paiement en espèces contre livraison. — Pierrot. C’est un courrier complet, Watson. Si nous pouvions arriver jusqu’au destinataire !


Et mon ami s’assit, perdu dans ses pensées, tambourinant des doigts sur la table. Un brusque sursaut le releva.

— Après tout, ce ne sera peut-être pas si difficile. Nous avons vu ici tout ce que nous avions à voir. Allons au bureau du Daily Telegraph ; après cela, je crois que nous n’aurons pas perdu notre journée.

Le lendemain, Holmes, ayant mandé chez nous après le déjeuner Mycroft et Lestrade, les mit au courant de nos faits et gestes. À l’aveu du cambriolage que nous avions commis, Lestrade hocha la tête.

— Ce sont de ces choses, dit-il, qu’on ne se permet pas dans la police. Rien d’étonnant si les résultats que nous obtenons ne valent pas les vôtres. Mais un de ces jours vous dépasserez la mesure, vous vous mettrez dans un vilain cas, votre ami et vous.

— Pour l’Angleterre, nos foyers, et la beauté…