Page:Doyle - Les Aventures de Sherlock Holmes.djvu/26

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La question qui nous reste à résoudre est la série d’événements qui s’est déroulée entre une boîte à bijoux dévalisée et le jabot d’une oie trouvée dans Tottenham Court Road. Vous voyez, Watson, nos petites déductions ont pris tout à coup un aspect beaucoup plus grave et moins innocent. Voici la pierre : cette pierre a été trouvée dans une oie et l’oie appartenait à M. Henry Baker, le monsieur au vieux chapeau suggestif dont je vous ai si longuement parlé. De sorte que maintenant il faut nous mettre très sérieusement à la recherche de cet individu et nous assurer du rôle qu’il a joué dans cette petite énigme. Pour ce, il faut prendre d’abord le moyen le plus simple, qui est évidemment une annonce dans tous les journaux du soir. Si cela ne réussit pas, j’aurai recours à une autre méthode.

— Comment rédigerez-vous cette annonce ?

— Donnez-moi un crayon et ce bout de papier. Voici : « Trouvé au coin de Goodge Street une oie et un chapeau de feutre noir. Ils seront tous deux à la disposition de M. Henry Baker à partir de dix heures et demie du soir. Baker Street, n° 221 bis. » C’est clair et concis, n’est-ce pas ?

— Très clair en effet, mais la lira-t-il ?

— Il est probable qu’il regardera les annonces des journaux, car, pour un homme peu fortuné, cette perte était importante. Effrayé d’avoir cassé