Page:Doyle - Les Aventures de Sherlock Holmes.djvu/34

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— En route pour chez Breckinridge, continua-t-il, en boutonnant son paletot, car la brise pinçait.

— Remarquez, Watson, que notre aventure avec une oie à la clé peut se terminer par une condamnation à sept ans de travaux forcés, à moins que nous ne puissions prouver l’innocence de l’inculpé. Il est possible que notre enquête pèse lourdement contre lui, mais nous sommes plus avancés que la police, car nous avons une donnée certaine que le plus grand des hasards nous a procurée. Suivons donc cette piste jusqu’au bout et marchons sous le vent.

Nous traversâmes Holborn puis, ayant longé Endell Street et un dédale de rues du bas quartier, nous arrivâmes au marché de Covent Garden. Une des boutiques les plus en vue portait le nom de Breckinridge ; et le propriétaire, un homme à la figure intelligente, ornée de longs favoris, avait l’aspect d’un homme de cheval. Au moment où nous l’abordâmes il aidait un jeune garçon à fermer la boutique.

— Bonsoir ! Il fait bien froid en ce moment, dit Holmes.

Le marchand opina de la tête et jeta un coup d’œil interrogateur sur mon compagnon.

— Vous n’avez plus d’oies à vendre, ce me semble, continua Holmes, montrant le comptoir