Page:Doyle - Les Aventures de Sherlock Holmes.djvu/37

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poche, car je sais ce que je dis et je suis sûr d’avoir raison ; mais je parierais volontiers une livre, ne serait-ce que pour vous apprendre à ne pas être têtu.

Le marchand ricana d’un air contraint.

— Apportez-moi les livres, Bill, dit-il.

Le jeune garçon apporta deux livres : un petit très mince, et un autre plus volumineux au dos graisseux ; il les étala sur le comptoir sous le bec de gaz.

— Eh bien ! monsieur l’obstiné, dit le marchand, je croyais n’avoir plus d’oies dans ma boutique, mais dans un instant, je vous prouverai qu’il y en a une devant moi. Vous voyez ce petit livre ?

— Eh bien !

— Il renferme la liste des gens à qui j’achète mes volailles. Y êtes-vous ? Ensuite, sur cette page il y a la liste des gens de la campagne et les numéros à la suite de leurs noms indiquent la page de leur compte sur le grand livre. Maintenant vous voyez cette autre page écrite au crayon rouge ? C’est la liste de mes fournisseurs de la ville. Regardez le troisième nom, lisez-le tout haut, je vous prie.

— Mrs. Oakshott, 117, Brixton Road, – 249, lut Holmes.

— Parfaitement, reportez-vous maintenant au grand livre.