Page:Doyle - Résurrection de Sherlock Holmes.djvu/53

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en réalité mon ami qui lui avait fourni les fonds.

Les premiers mois de notre camaraderie n’avaient pas été si peu remplis d’événements qu’il voulait bien le dire, car, en parcourant mes notes, je me rappelle que nous avions eu à nous occuper de l’affaire des papiers de l’ex-président Murello, et de l’accident du steamer danois le Friesland, où nous avions tous les deux failli perdre la vie. Sa nature froide et fière ne cherchait nullement à s’attirer les applaudissements du public, et il m’avait ordonné de ne plus jamais parler ni de lui, ni de ses méthodes, ni de ses succès, défense qu’il vient seulement de lever.

Sherlock Holmes, après avoir protesté comme on l’a vu plus haut, s’était allongé dans son fauteuil, et il ouvrait tranquillement son journal, quand notre attention fut attirée par un violent coup de sonnette, suivi immédiatement d’un bruit sourd, comme si l’on donnait des coups de poing sur la porte d’entrée. À peine fut-elle ouverte, qu’on entendit courir sous le hall, et que des pas rapides montèrent bruyamment