Page:Drumont - La France Juive édition populaire, Palmé 1885.djvu/274

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convient pas, la métaphore qui prête à rire et la phrase prudhommesque où tous les mots hurlent de se trouver ensemble.

Le moyen d’existence du futur dictateur était, en ce temps-là, de servir d’homme de compagnie — de mauvaise compagnie, bien entendu — à une sorte de mercanti fort activement mêlé, comme secrétaire de Crémieux, à toutes les affaires de la Juiverie.

C’était un type encore que ce Laurier, et Jules Vallès a eu, jusqu’à un certain point, raison d’écrire : « Ce petit homme sans menton, sans lèvres, à la tête de belette et aussi de linotte, est une des caboches les plus fortes de son temps, le Machiavel de son époque ; — un Machiavel chafouin, blagueur, fouilleur, viveur, puisqu’il vient après Tortillard, Jean Hiroux, Calchas et Giboyer. »

Laurier plaça son disciple chez Crémieux.

Près du vieux, Gambetta se trouva en pleine cuisine du Temple de Salomon, en plein Grand Orient, en pleine Alliance israélite. De ce jour-là il fut fameux. La presse juive grossit démesurément le mérite du discours du procès Baudin, fit sa chose du succès de l’orateur.


II


Bien prévenu, resté dans une demi-réserve. Gambetta était l’homme de la situation quand éclata la guerre de 1870, la guerre juive.

On a raconté à maintes reprises cette débauche de cinq mois, cette orgie éhontée, cette mise en coupe réglée de la France par tous les cosmopolites, depuis Spuller jusqu’à Garibaldi, depuis Bordone jusqu’à Steenackers.