Page:Du halde description de la chine volume 1.djvu/10

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


son amour pour les lettres, à sa piété sincère, et à son zèle pour la religion, ces hommes apostoliques éprouvent la même protection de la part de Votre Majesté ; ils jouissent des mêmes grâces et des mêmes libéralités.

Ce n’est pas vainement, SIRE, que vos peuples se sont flattés de voir revivre ce grand roi en la personne de Votre Majesté. Cette longue paix ménagée par vos soins, et affermie par votre sagesse, a été le fruit des dernières instructions qu’il vous fit, en vous remettant son sceptre et sa couronne. L’Europe entière l’a si bien reconnu, qu’elle a cru devoir vous confier ses intérêts, en vous rendant le médiateur et l’arbitre de ses différends.

Elle jouirait encore de cette heureuse paix, si des ennemis secrets de votre grandeur et de votre modération, ne vous avaient forcé de prendre les armes, non pas pour reculer vos frontières ou pour augmenter votre puissance, mais uniquement pour venger la majesté de votre trône offensée, et pour soutenir les droits d’une nation libre, et d’un illustre allié qu’on voulait opprimer.

Mais, ce qu’on ne saurait assez admirer, SIRE, c’est qu’au milieu de ses succès et de ses triomphes, Votre Majesté n’en est pas moins disposée à écouter des paroles de paix, et qu’elle préfère le repos