Page:Du halde description de la chine volume 1.djvu/101

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2. Se tcheou fou. ni tcheou, ni hien.
3. Se nan fou. 3 hien.
4. Tchin yuen fou. 2 hien.
5. Che tsin fou. 1 hien.
6. Tong gin fou. 1 hien.
7. Li ping fou. 1 hien.
8. Ngan chan fou. 3 tcheou et 5 hien.
9. Tou yun fou. 2 tcheou et 2 hien.
10. Ping yue fou. 1 tcheou et 4 hien.
11. Ouei ning fou. 3 tcheou et 3 hien.



Nature du terroir de ces provinces.

A voir cette liste, on pourrait penser que les provinces les plus grandes et les meilleures, sont celles qui ont le plus de ces villes dans leur dépendance. Cela serait vrai, si la nécessité de contenir des peuples à demi sauvages, ou qui portent impatiemment le joug de l’autorité tels qu’il y en a dans certaines contrées, n’avait pas obligé les empereurs à multiplier les mandarins considérables. D’où il est arrivé que les contrées les moins fertiles, comme sont celles de Koei tcheou, en ont à proportion un plus grand nombre, que les plus belles provinces.

Il est vrai, qu’à parler en général, les terres de toutes les provinces, et même celles de Koei tcheou, sont assez abondantes, qu’elles rapportent même deux fois l’an dans certains pays, et qu’en d’autres le travail infatigable des laboureurs leur donne une fécondité, qu’on ne devrait pas espérer de la nature du terroir. C’est, par exemple, un effet de leurs soins, que le blé croisse dans des lieux bas et aquatiques.

Mais comme les terres propres à être ensemencées, ne sont pas en assez grand nombre dans plusieurs provinces remplies de montagnes, la plupart incapables de culture, cela fait qu’il y a une très grande différence entre elles ; et il arrive que tout ce qui se recueille dans l’empire, ne suffit qu’à peine pour l’entretien de tant d’habitants.

Ce ne sont pas les seules provinces d’Yun nan, de Koei tcheou, de Se tchuen, de Fo kien, qui sont si montueuses, qu’elles ne sauraient être suffisamment cultivées. La province de Tche kiang si féconde dans sa partie orientale, a des montagnes affreuses à l’occident. Les terres des provinces de Quang tong et de Quang si, si belles et si fertiles le long de la mer, deviennent affreuses et presque stériles dans plusieurs endroits à mesure qu’on s’en éloigne. La province de Kiang nan a tout le grand district de Hoei tcheou fou, plein de montagnes très hautes et presque inhabitables. On en voit encore plus dans les provinces de Chen si et de Chan si, ce qu’il y a de plaines mises ensemble, ne va pas à la quatrième partie de ces provinces.

Quand on vient de la province de Quang tong, qu’on a navigué entre les montagnes escarpées, qui en bordent la rivière, et qu’on a passé ensuite, après une journée de chemin par le Mei lin, dans la rivière de la province de Kiang si, on commence alors à découvrir le plus beau pays de la Chine, partie sur le plus grand fleuve, où sont les belles villes de Ngan king fou,