Page:Du halde description de la chine volume 1.djvu/312

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SIANG YANG FOU. Quatrième ville.


Cette ville est située sur les bords de la même rivière de Han, et a les mêmes avantages que la précédente, pour son commerce, et pour se procurer toutes les commodités de la vie. On amasse quantité d’or dans le sable de ses rivières, et il y a apparence qu’on en trouverait de riches mines dans ses montagnes, s’il était permis de les creuser.

On en tire de la pierre d’azur, du vitriol, et une pierre verte, qui est de grand usage pour la peinture. On y trouve quantité de vieux pins, dont on fait ces colonnes, qui soutiennent la charpente des plus vastes édifices. Les montagnes, dont une partie de son territoire est couverte, rendent le pays raboteux, et les chemins difficiles à tenir. Il y croît beaucoup de joubarbe et de simples, que les médecins emploient utilement. Une ville du second ordre, et six du troisième, relèvent de sa juridiction.


YUEN YANG FOU. Cinquième ville.


C’est la ville la plus septentrionale de cette province, et la plus voisine de la province de Chen si. Elle est bâtie sur les bords de la rivière de Han, et dans une plaine assez étendue, qui est environnée de montagnes, dont les coteaux, par une pente douce, forment une espèce d’enceinte, qui rend le pays très agréable.

Ces montagnes produisent plusieurs sortes d’herbes médicinales, et l’on en tire quantité de fort bel étain. Tout ce terroir est fertile : il y croît un arbrisseau singulier, et assez semblable au lierre, en ce qu’il grimpe en haut, et s’attache aux arbres : il produit des fleurs, dont la couleur est d’un jaune qui tire sur le blanc ; les extrémités de ses branches sont aussi déliées que des filets de soie.

Cette ville en a six autres du troisième ordre sous sa juridiction. Une de ces villes, nommée Tchou chan hien, est sur les bords d’une rivière, qui va se décharger dans celle de Han, dont l’eau est propre à ôter les taches des étoffes, et à aiguiser les outils de fer. On ne doute point que certains sels, mêlés à cette eau, ne lui donnent cette vertu.


TE NGAN FOU. Sixième ville.


Cette ville, qui n’est pas éloignée du fleuve Yang tse kiang, est bâtie sur les bords d’une rivière, qui va s’y jeter, et qui communique par plusieurs bras avec divers lacs, lesquels sont dans le voisinage. Six villes du troisième ordre sont de son ressort.

Tout le pays, qui est fermé au nord par des montagnes et au midi par des rivières, dont il est arrosé, est extrêmement fertile. Ce qu’on y voit de plus particulier, c’est une espèce de cire blanche que produisent de petits vers fort blancs, qu’on n’élève point dans les maisons,