Page:Du halde description de la chine volume 1.djvu/51

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l’exactitude des opérations précédentes. Lorsqu’en mesurant on n’a pu revenir au même point, on a cherché en passant dans le voisinage des villes déjà placées, ou des lieux commodes pour en revoir les tours qui les font remarquer, ou les montagnes qui les commandent ; et de temps en temps, on a fait mesurer, pour savoir si la distance que donnait le résultat des opérations, les corrections nécessaires étant faites, convenait avec la mesure actuelle.

« Toutes ces précautions et plusieurs autres, dont le détail serait ennuyeux, nous ont paru nécessaires pour faire un ouvrage qui ne fût pas indigne de la confiance d’un prince attentif et éclairé, lequel nous en avait chargé comme d’une chose, qui lui paraissait très importante au bien de son État. Persuadés d’ailleurs du besoin continuel que nous avions de sa protection pour le maintien et le progrès de la religion dans son empire, l’espérance de la mériter nous soutenait au milieu de tant de dangers qu’il nous a fallu courir, et parmi tant de traverses inévitables, quand on a affaire à tant de gens de si différent caractère, et dans une longue suite d’un travail tout à fait pénible.

« Pour s’assurer encore plus de la bonté de l’ouvrage, on aurait voulu pouvoir retourner sur les frontières orientales et occidentales, aussi bien qu’à quelques villes du dedans du royaume situées à des distances convenables, pour y examiner les longitudes par les observations immédiates et répétées des éclipses. Mais comme l’ouvrage étant achevé, l’empereur en parut content, on ne jugea pas à propos de s’engager