Page:Dugas - Psyché au cinéma, 1916.djvu/42

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sentielle d’un drame. Sans voix, sans manifestation verbale de son émotivité, elle rentrerait dans la catégorie des types purs, dépouillés de matière.

Heureusement elle parle et s’exprime entièrement : son secret nous est livré par ses paroles, et contrairement à l’élue du peintre, la bouche et le regard ne se fleurissent pas seuls de confessions. Phèdre éclate en aveux et c’est à l’âme et aux sens qu’ils vont frapper. O Elle brûle, en rêvant, de toute l’âpreté et de tout l’exclusivisme de la sensation. Maîtresse absolue de l’homme qu’elle désire, elle ne le posséderait pas davantage : elle le tient prisonnier dans les mailles de son être ; elle le couve de sa passion. Vienne l’heure de l’union complète,

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