Page:Dujardin - Antonia, 1899.djvu/202

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Et puis, sois l’errante,
Et puis, sois la reine triomphante,
Et puis, sois la pénitente !
Ainsi va, ainsi demeure,
Ainsi pleure
En chacune de toutes les âmes,
Toi l’idéale et la réelle, toi la femme,
Afin que chaque destinée
Se reflète en ta destinée !
Et vous, que vos pas suivent,
Que vos songeries vivent
En familières sœurs, en sœurs naïves,
Ces chemins qu’elle a passés,
Ces cœurs qu’elle a traversés,
Ce rêve où sa floraison spirituelle s’est posée.