Page:Dujardin - Antonia, 1899.djvu/268

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
250
LA LÉGENDE D’ANTONIA

Le ciel est pur de tout effroi,
Pourquoi
Le soleil
Est ainsi vermeil,
Et pourquoi les choses autour de nous
Montrent ce renouveau si doux.
… Inclinez-vous,
Hommes, un enfant
Dans le ventre de cette femme est vivant.

Les trois hommes s’inclinent dans une adoration muette, et le bon Vieux Bûcheron continue…

Mais elle vient…
Sous le doux soleil et l’air serein
La vie
Peu à peu rentre en ses membres endoloris ;
Ses yeux jusqu’à présent fermés
Vont revoir le jour qu’ils ont oublié
Et l’horizon
Si bon…
Oh ! la voici, hommes ! prions !