Page:Dujardin - Poésies, 1913.djvu/125

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Tu es une tout autre princesse…
Doutes-tu que je te connaisse ?

Tu es femme d’amour,
Et telle te salue le troubadour ;

Tu es femme d’amour, ô toi,
Et tu viens au-devant des peuples et des rois,

Merveilleuse
Et les lèvres heureuses,

Afin qu’ils aiment,
Afin que j’aime.
Et pour que ce soleil suprême,
L’amour, illumine les yeux des âmes blêmes.

Va ! je jure
Que je comprends ton aventure.

Ainsi tu fus créée et mise au monde,
Ainsi tu passes au sein des foules profondes ;

Les autres femmes sont ceci ou sont cela ;
Toi, la nature te forma
Pour faire du bonheur et répandre des hosannah.