Page:Dujardin - Poésies, 1913.djvu/126

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Toi, ton destin
Est que depuis le soir jusqu’au matin

Tu valses des valses ivres
Et que tes yeux se livrent
Éperdument à la fougue de vivre ;

Ton destin est d’être coquette
Et belle et toujours prête.

Et que partout tu verses tes sourires,
Et puis en de nouvelles danses que tu vires,

Et puis, et puis dans les nuits sombres, et puis dans les nuits claires
Qu’éperdument tu donnes ton cœur et ta chair,

Afin qu’il soit heureux,
Celui vers qui se sont tournés tes yeux,
Celui qui fut ton amoureux !