Page:Dujardin - Poésies, 1913.djvu/175

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JOUR DE DERBY


Les prés fleurent la violette ;
Agrafe ta robe la plus coquette,
Couronne-toi de ton plus frais chapeau ;
Ô Lisette,
Pour un tantôt
On ira voir aux champs le renouveau.

Messieurs nos pères
S’en allaient à Asnières,
Passé le pont,
À Saint-Maur où sont deux rivières,
À Robinson
Où chevaucher semblait si bon.

Et les dames de mil huit cent trente
Dans quelque mélancolique sente
De Barbizon, de Marlotte ou Franchard
Promenaient leur âme dolente
Et le fatal de leur regard
Avec Arthur, avec Edgard.