Page:Dujardin - Poésies, 1913.djvu/186

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VARIATIONS

I


On disait que vous étiez belle ;
Moi, je sais
Qu’en vos prunelles
Votre âme avait des reflets,
Ô délicieuse demoiselle,

Où mon âme lasse
Mélancoliquement
Épiait la trace
Des confiances d’antan
Et des sérénités que la vie efface.

On vous disait belle et jolie ;
Je me souviens
Que vos lèvres avaient des ironies
Pleines de pitiés et que rien
N’était plus tendre que vos moqueries.