Page:Dujardin - Poésies, 1913.djvu/267

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II


Survivante des trophées menaçants
Et des gloires multiples effacées
Et des antiques rites très puissants,
Pousse ultime et superbe des poussées
Des plus efflorescentes odyssées,
Descendance du primitif ormin,
La dernière et l’ubique en mon chemin
Tu demeures, dans les réminiscences
D’un passé sans possible lendemain,
Un fou triomphe des concupiscences.

Les nécessaires soifs ardent tes sangs,
Les mollesses des lèvres fiancées
Mollissent tes lèvres, les caressants
Regards tes regards, les chaudes brassées
T’embrasent et les langueurs affaissées,
L’appel crie aux bouches en le carmin
De ta peau et les blancheurs de ta main
Réappellent les cœurs aux renaissances,
Tandis que ton œil brille au maint hymen
D’un fou triomphe des concupiscences.