Page:Dujardin - Poésies, 1913.djvu/268

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Et tu vis, calice de tous encens,
Splendeur originelle des alcées,
Ô soleil des cœurs charnels, tu descends,
Volupté, large aux formes exhaussées,
Haute aux regards clairs, profonde aux pensées
Efficaces, vers nous tu viens comme un
Dieu, car par toi le simple, le commun
Et l’aujourd’hui s’amplifie aux croissances
Fabuleuses, et resplendit l’humain
Du fou triomphe des concupiscences.

Toi, reine du crépuscule romain,
Géniture d’antique parchemin
Et génitrice aux modernes semblances,
Sauve-nous la fleur du mortel jasmin,
Ô fou triomphe des concupiscences.

1886.