Page:Dumas - Gabriel Lambert, Meline, 1844.djvu/59

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Il y a des endroits charmants que Nestor a découverts ; tu sais, lui, c’est le Christophe Colomb de ces mondes-là : ils se sont battus là avec Gallois ; un duel charmant !

Tu sais comme ils sont braves tous deux : ils se sont donné trois coups d’épée chacun, et se sont quittés contents comme des dieux :

Numero Deus impare gaudet.

Tu sais, hein ! comme je tiens mon latin. Et quand je pense qu’on a été donner, à mon détriment, le prix de thème à cet imbécile de Larry qui m’a fait perdre, avec ses trois trèfles, un coup de deux cents louis !…

— Tu lui revaudras cela ce soir. Mais je crois, messieurs, continua Olivier, qu’il est temps de partir ; il ne faut pas nous faire attendre.

— Comment allons-nous là-bas ?

— J’ai une espèce de landau avec des épées dedans, repris-je ; une voiture qui a un air tout à fait honnête : on ne se doutera jamais de ce qu’elle renferme.

— Très-bien ! descendons.

Nous descendîmes ; nous prîmes place, et nous ordonnâmes au cocher de nous conduire