Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/110

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bien pendant le potage et le relevé. Mais au service des andouilles, on remarqua que le prince paraissait agité : à celui des saucisses, il pâlit considérablement ; enfin, à celui des boudins, il leva les yeux au ciel, des soupirs s’échappèrent de sa poitrine, une douleur terrible parut déchirer son âme ; enfin il se renversa sur le dos de son fauteuil, couvrit son visage de ses deux mains, se désespérant et sanglotant d’une façon si lamentable, que chacun se leva de sa place et l’entoura avec la plus vive inquiétude. En effet, la crise paraissait des plus graves : le chirurgien de la cour cherchait inutilement le pouls du malheureux monarque, qui paraissait être sous le poids de la plus profonde, de la plus affreuse et de la plus inouïe des calamités. Enfin, après que les remèdes les plus violents pour le faire revenir à lui eurent été employés, tels que plumes brûlées, sels anglais et clefs dans le dos, le roi parut reprendre quelque peu ses esprits, entr’ouvrit ses yeux éteints,