Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/168

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mettant des rallonges, l’oncle Drosselmayer lui avait donné la forme d’un petit manteau, et cela pouvait, à la rigueur, passer pour un caprice de toilette, ou pour quelque mode nouvelle que le tailleur de Nathaniel tâchait, vu la circonstance, d’introduire tout doucement à la cour.

Aussi, en voyant entrer le charmant petit jeune homme, ce que la princesse avait eu l’imprudence de dire tout haut, chacune des assistantes se le dit tout bas, et il eut pas une seule personne, pas même le roi et la reine, qui ne désirât dans le fond de l’âme que Nathaniel sortît vainqueur de l’entreprise dans laquelle il était engagé.

De son côté, le jeune Drosselmayer s’approcha avec une confiance qui redoubla l’espoir qu’on avait en lui. Arrivé devant l’estrade royale, il salua le roi et la reine, puis la princesse Pirlipate, puis les assistants ; après quoi, il reçut du grand maître des cérémonies la noisette Krakatuk, la prit délicatement