Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/227

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et fort brillant, étaient ciselées avec une finesse dont les mains humaines n’eussent point été capables. Le président lui-même ne pouvait cesser de les examiner, et les jugeait si précieuses, que, quelles que fussent les instances de Fritz, qui se dressait sur la pointe des pieds pour les voir, et qui demandait à les toucher, il ne voulut pas lui en confier une seule.

Alors le président et la présidente se mirent à presser Marie de leur dire d’où venaient ces petites couronnes ; mais elle ne pouvait que persister dans ce qu’elle avait dit ; et, quand son père, impatienté de ce qu’il croyait un entêtement de sa part, l’eut appelée menteuse, elle se mit à fondre en larmes et à s’écrier :

— Hélas ! pauvre enfant que je suis, que voulez-vous que je vous dise ?

En ce moment, la porte s’ouvrit ; le conseiller de médecine parut, et s’écria à son tour :

— Mais qu’y a-t-il donc ? et qu’a-t-on fait à ma