Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/235

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puisque toutes les horloges de mon ami le président vont bien :

Les deux jeunes gens entrèrent au salon ; mais à peine le jeune Drosselmayer fut-il seul avec Marie, qu’il mit un genou en terre et lui parla ainsi :

— Oh ! mon excellente demoiselle Silberhaus ! vous voyez ici à vos pieds l’heureux Drosselmayer, à qui vous sauvâtes la vie à cette même place. Vous eûtes, en outre, la bonté de dire que vous ne m’eussiez pas repoussé comme l’a fait la vilaine princesse Pirlipate, si, pour vous servir, j’étais devenu affreux. Or, comme le sort qu’avait jeté sur moi la reine des souris devait perdre toute son influence du jour où, malgré ma laide figure, je serais aimé d’une jeune et jolie personne, je cessai à l’instant même d’être un stupide casse-noisette, et je repris ma forme première, qui n’est pas désagréable, comme vous pouvez le voir. Ainsi donc, ma chère demoiselle, si vous êtes toujours dans les mêmes sentiments à mon égard,