Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/30

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pensant nous faire grand plaisir, il faut donc lui laisser croire qu’il ne se trompe pas.

— Ah bah ! dit Fritz.

— Mademoiselle Marie a raison, monsieur Fritz, dit mademoiselle Trudchen, qui, d’ordinaire, était fort silencieuse et ne prenait la parole que dans les grandes circonstances.

— Voyons, dit vivement Marie pour empêcher Fritz de répondre quelque impertinence à la pauvre gouvernante, voyons, devinons ce que nous donneront nos parents. Moi, j’ai confié à maman, mais à condition qu’elle ne la gronderait pas, que mademoiselle Rose, ma poupée, devenait de plus en plus maladroite, malgré les sermons que je lui fais sans cesse, et n’est occupée qu’à se laisser tomber sur le nez, accident qui ne s’accomplit jamais sans laisser des traces très désagréables sur son visage ; de sorte qu’il n’y a plus à penser à la conduire dans le monde, tant sa figure jure maintenant avec ses robes.