Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/61

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nient à lui accorder ce qu’elle désirait ; cependant, comme mademoiselle Trudchen était déjà remontée pour préparer le coucher de la petite fille, de peur que celle-ci, dans la préoccupation que lui inspirait la vue de ses nouveaux joujoux, n’oubliât de souffler les bougies, la présidente s’acquitta elle-même de ce soin, ne laissant brûler que la lampe du plafond, laquelle répandait dans la chambre une douce et pâle lumière, et se retira à son tour en disant :

— Rentre bientôt, chère petite Marie, car, si tu restais trop tard, tu serais fatiguée, et peut-être ne pourrais-tu plus te lever demain.

Et, à ces mots la présidente sortit du salon et ferma la porte derrière elle.

Dès que Marie se trouva seule, elle en revint à la pensée qui la préoccupait avant toutes les autres, c’est-à-dire à son pauvre petit casse-noisette, qu’elle avait toujours continué de porter sur son bras, enveloppé dans son mouchoir de poche. Elle le déposa