Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/60

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braves soldats qui connaissent leur devoir envers moi, et comme, tant que je serai là, il n’y en aurait pas un qui se permettrait de fermer l’œil, je vais me retirer.

Et, à ces mots, après leur avoir donné le mot d’ordre pour qu’ils ne fussent pas surpris par quelque patrouille ennemie, Fritz se retira effectivement.

Mais il n’en fut pas ainsi de Marie ; et comme la présidente, qui avait hâte de rejoindre son mari qui était déjà passé dans sa chambre, l’invitait à se séparer de sa chère armoire :

— Encore un instant, un tout petit instant, chère maman, dit-elle, laisse-moi finir mes affaires ; j’ai encore une foule de choses importantes à terminer, et, dès que j’aurai fini, je te promets que j’irai me coucher.

Marie demandait cette grâce d’une voix si suppliante, d’ailleurs c’était une enfant à la fois si obéissante et si sage, que sa mère ne vit aucun inconvé-