Page:Dumas - Histoire d’un casse-noisette, 1844.djvu/64

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


moire vitrée, frappa à la porte qu’avait fermée Fritz, et dit à la poupée neuve :

— Je t’en prie, mademoiselle Claire, abandonne ton lit à mon casse-noisette qui est malade, et, pour une nuit, accommode-toi du sofa ; songe que tu te portes à merveille et que tu es pleine de santé, comme le prouvent tes joues rouges et rebondies. D’ailleurs une nuit est bientôt passée, le sofa est bon, et il n’y aura pas encore à Nuremberg beaucoup de poupées aussi bien couchées que toi.

Mademoiselle Claire, comme on le pense bien, ne souffla pas le mot ; mais il sembla à Marie qu’elle prenait un air fort pincé et fort maussade. Mais Marie, qui trouvait, dans sa conscience, qu’elle avait pris avec mademoiselle Claire tous les ménagements convenables, ne fit pas davantage de façons avec elle, et, tirant le lit à elle, elle y coucha avec beaucoup de soin le casse-noisette malade, lui ramenant les draps jusqu’au menton. Alors elle réfléchit qu’elle ne