Page:Dumas - La Princesse Flora (1871).djvu/40

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chose aigre et acidulé, tandis qu’au contraire la frénésie…

— Tenez, charmant docteur, il y a une chose dont vous parlez souvent, que vous guérissez rarement et que vous ne comprendrez jamais.

— La vérité est au fond du verre, Nil‑Paulovitch, dit le docteur.

— Voilà pourquoi la vérité se paye avec la lie, répliqua le lieutenant.

— Mais, insista le docteur, revenons à notre sujet.

— C’est-à-dire à votre sujet, docteur.

— Hum !… Vous ignorez probablement que plusieurs médecins comptent pour folies le mal de tête, la céphalalgie et même le spleen.

— Dieu merci, je n’en sais rien, et ne veux pas même le savoir.

— C’est, en vérité, une chose très curieuse. Imaginez-vous qu’un jour, – par ma foi, il n’y a pas longtemps de cela, – un célèbre médecin russe, en anatomisant le cadavre d’un matelot, avait trouvé, ou plutôt n’avait pas trouvé en lui de rate,